Point G
Affligeant : une étude pseudo scientifique basée sur l’observation de jumelles prétend démontrer que le point G n’existe pas. Et personne ne semble s’offusquer d’une telle aberration et d’un tel déni du plaisir féminin. « Mais non le point G n’existe pas, et d’ailleurs peut-être bien que le clitoris non plus. » Après tout pourquoi ne pas pousser le raisonnement jusque là ? « L’orgasme féminin ? Une légende ! Les femmes sont si cérébrales et romantiques, alors que les hommes ne sont que des monstres de perversité. Elles ne peuvent pas jouir, ce n’est pas possible ». Voyez si nous poussons le raisonnement loin ? Le retour en arrière que cela implique ? On commence par nier l’existence du point G , on finit par nier l’existence du plaisir vaginal, puis, pourquoi pas, du plaisir clitoridien.
Cette article http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1262625421/article/le-point-g-nexiste-pas/ cite Dolto qui dit en gros, que le sexe n’est pas qu’une question anatomique, et que même le bout du nez pourrait être appelé « le point G prime ». Certes, le sexe n’est pas qu’une question d’anatomie, l’intellect joue énormément. Mais nier totalement le rôle du corps est d’une bêtise incroyable. Pourquoi dans ce cas ne pas nier le rôle du clitoris dans le cadre de l’orgasme ? Pourquoi ne pas nier également que les hommes prennent du plaisir avec leur pénis ?
Les femmes qui jouissent par la stimulation du point G ne sont pas des cinglées, mythomanes et / ou hystériques. Comment peut-on encore remettre en question un plaisir qui concerne autant de femmes ? Pourquoi nier l’existence d’une zone qui est palpable et même visible à l’oeil nu ? Que faire de toutes les études pondues sur le sujet ? Que penser de l’emplacement des glandes de Skenes situées – comme par hasard – pile poil à cet endroit ? Que dire également de l’éjaculation féminine, souvent si liée à la stimulation de cette zone ?
Un seul adjectif me vient à l’esprit à propos de cette étude et, surtout, des journalistes qui reprennent fièrement les résultats de cette étude : écoeurant de bêtise.